
Bon Appétit Messieurs ne dissimule pas une
certaine satisfaction. A la limite même un peu de
fierté, ne le cachons pas..
C’est pas possible
« ils »nous lisent… Ou alors nous avons raison avant tout le monde, ce qui revient au même.
Rendez-vous compte,
François Chereque, Secrétaire Général de la CFDT a rappelle aux journalistes
« qu’ils devaient interpeller les candidats sur ce qu’ils disent ».Apparemment agace, le syndicaliste ajoute «
L’émission de TF1, J’ai une question a vous poser me pose un petit problème ».Tiens donc ! Nous ne serions donc pas les seuls
Chereque a aussi indiqué qu’il était un peu concerne par le fait que lors de cette émission, mais pas seulement celle la, les candidats n’étaient jamais contredits.
Notamment
Nicolas Sarkozy qui se serait trompe (volontairement ou pas c’est un autre problème) sur certains chiffres.
Inutile de vous dire combien nous avons bu du petit lait en lisant la déclaration du leader de la CFDT.
Et comme si cela ne suffisait pas, quasi simultanément
une quarantaine de journalistes de France 2 et France 3 ainsi que Radio France publiaient un communique dans le même sens.
Nous qui nous demandions
(Journal des Présidentielles) si il n’y avait pas au moins
3 ou 4 journalistes pour poser des questions intelligentes et ne pas systématiquement se laisser embourber par les réponses, voilà que tout d’un coup on en trouve 40.
Ils ne sont pas forcement compétent mais au moins ils sont motives.
C’est déjà ça !
Les signataires
« refusent la dérive populiste qui consisterait a donne la parole a des panels de citoyens interpellant le candidat dans le émissions ou les journalistes sont réduits au rôle de M. Loyal du micro »
C’est fou, c’est les mêmes mots que nous utilisions.
Rassurez-vous nous n’avons
aucune susceptibilité d’auteur. Au contraire.
L’essentiel est que les idées passent.
« Nous réclamons des débats entre les différents candidats » ajoute les pétitionnaires.
Et bien nous aussi.
En tout cas des entretiens contradictoires, ou des interviews professionnelles et pas des services de soupes
dégoulinants de complaisance.Si ces journalistes agaces arrivent à faire passer le message, nous allons peut-être avoir une campagne ?
Celle des programmes et des idées.
Enfin.Ne nous emballons pas, mais au moins le problème est pose.
Y aurait-il donc
un avant et un après 11 Février ?C’est possible.
Cette échéance du programme de la candidate socialiste avait en effet un peu
« gelé » la campagne.
Difficile effectivement de critiquer quelque chose que l’on ne connaît pas.
C’est chose faite, le programme est arrive.
Sans surprise.
A gauche toute,
mais elle n’avait guère d’autres choix, nous nous y attendions.
Atteignant des summums de démagogie, c’est un peu plus surprenant.
Mais de prime abord seulement.
Car en y réfléchissant un peu on arrive a la conclusion que cela était inévitable.
Du fait de la méthode choisie.
« Les débats participatifs » c’est le même combat que celui des
« panels de téléspectateurs »Il est inévitable qu’apparaissent les intérêts particuliers au détriment des problèmes collectifs ou des enjeux du pays.
Le programme de Ségolène Royal
ne pouvait être que démagogique et irréaliste, sinon il aurait déçu ceux qui l’avaient élabore.Tout simplement.
D’ailleurs, ils l’ont acclame avec enthousiasme.
Le problème pour Royal est qu’ils ne sont que 26 ou 27 %, et non 51.
Même pas 30 % non plus d'ailleursMais l’arithmétique électorale a déjà été évoquée, n’y revenons pas.
Donc le programme de Royal il existe.
Et même si nous considérons qu’il ne changera pas l’issue finale, même si nous considérons que la course est jouée, cela n’est pas pour autant que la campagne l’est.
Loin de la pour ce qui nous concerne.
Je dirais même qu’elle commence d’une certaine façon.
De ce point de vue, merci Ségolène.Reste désormais à avoir
l’autre programme…. Ben oui le programme d
e Sarkozy !Parce que figurez-vous que nous ne l’avons pas.
Vérification faite sur son site, il tient en
trois pages de d’idées générales et d’objectifs politiques certes clairs et bien écrits, et dont l’orientation va dans la bonne direction mais
c’est tout.On peut comprendre, et même apprécier d’une certaine façon que
Nicolas Sarkozy n’ai pas souhaite s’enfermer dans un
« catalogue » a la Ségolène.
Surtout quand on sait que l’on ne peut pas le tenir, ou à tout le moins qu’on n’en est pas sur.
Mais tout de même.
Il a certes a ce jour annonce un certain nombre de mesures économiques précises, mais ponctuelles.
Baisse de l’impôt société, suppression des droits de succession, des 35 heures comme durée légale et suppression des charges sociales sur les heures sup., service minimum garanti.Pour la réforme du système politique, par contre a priori
on repassera………
Tout cela est, c’est évident d’un autre calibre que les illusions du PS.
Tout cela va bien évidemment dans le bon sens, ça n’est pas douteux
Celui d’alléger le coût du travail pour relancer l’économie.
Mais c’est un minimum minimorum.
Et nous souhaiterions qu’il soit plus précis.
Entre 100 propositions infinancables et populistes, et trois pages bien ecrites il y a un juste milieu.Petite parenthèse cependant, je trouve très bien son attitude vis a vis du programme de Royal.
L’ignorance.Ca me paraît une excellente tactique.
Ne pas en parler est parfait, car
il se suffit a lui même pour decridibiliser la candidate socialiste…
Pour autant, ne pas critiquer les autres ne dispense pas de
présenter le sien.Nous souhaiterions savoir tout de même, sans vouloir déranger, comment il compte redresser l’entreprise France
De façon claire et précise.
Nous souhaiterions retrouver le discours que nous aimions en Décembre.
Entre temps nous avons compris que la
« rupture » est devenue
« changement », que le «
autrement » est devenu
« ouverture », les dépenses de l’Etat ne sont plus
« supprimées », elles sont
« redéployées ».Bon.
Comme la concierge est gardienne d’immeuble et l’aveugle est non- voyant
Pourquoi pas ?
Si c’est le prix a payé au marketing politique et aux recommandations de ses pseudos conseils en communication.
Mais ne compter pas sur nous pour avaler cela, sans revenir au fonds des choses.
Et commencer par partir d’un constat simple.
Car l’entreprise France, elle est en
dépôt de bilan virtuel.Ca vous le savez M. le futur Président.
Elle est maintenue a flots grâce au soutien de
partenaires bancaires fidèles, qui par référence
au passe de l’entreprise continuent de la soutenir.
Mais désormais ils lui demandent de mettre en place un
plan de redressement. En particulier car son niveau d’endettement est devenu inacceptable.
1 200 Milliards (d’euros bien sur), c’est une somme respectable surtout qu’elle ne tient pas compte des déficits futurs au titre des retraites, que la Comptabilité Nationale n’oblige pas a
provisionner contrairement a la Comptabilité Générale dans le prive.
Passons ces quelques centaines de milliards pour ne pas compliquer les choses.… sinon on arrive a une entière de PIB, ça commence a faire franchement désordre !
L’entreprise France est donc dans un embarras majeur face à ces créanciers, car depuis des années, malgré
des promesses reiterées, les prévisions des dirigeants
n’ont jamais été respectées.Jamais.Loin s’en faut.
La France a un budget
dépenses de 400 Milliards (gardons les arrondis c’est plus facile) et un budget
recettes de ……..360.Ce qui même en maternelle fait
40 milliards de déficit par an.Courte parenthèse, il est difficile dans notre République d’avoir deux fois les mêmes chiffres quand on cherche le budget du pays.
C’est pour le moins curieux mais il semble que la confusion soit un outil de communication…
Passons, il nous en faut plus pour décourager
Bon Appétit Messieurs.Pour rester simple nous oublions naturellement les déficits des régimes sociaux…….on va pas chipoter pour une 20 petits milliards la encore….
Un déficit chronique de 40 Milliards interdit donc a l’entreprise France bien évidemment de
rembourser ses dettes, et même la conduit à les accroître chaque année.Pour rendre a César ce qui lui appartient, précisons que la dette était de
553 Milliards en 1993.Et oui, à raison de 40 Milliards par an, cela va vite……..
Convenez qu’il est difficile de présenter la situation de
façon plus factuelle.Il est difficile de trouver
un seul mot partisan dans tout ce qui précède.
Alors le candidat- Président qui semble a tout le monde ou presque…....le plus sérieux et le plus capable, et qui va sans doute être désigné par les actionnaires en Mai prochain,
a un plan.
Un plan de son propre aveu a 30 Milliards d’euros sur 5 ans.et 15 milliards la première année.
Très bien, pourquoi pas ?
Jusque la tout cela nous semble séduisant mais le déficit a chiffre d’affaires constant
passe à 55 Milliards.Cela commence mal !
Donc Monsieur le futur Président peut-il nous dire comment il compte résorber ce déficit aggrave d’entre de jeu, et
nous donner le detail de son plan ?Par la croissance ? on suppose.
Cela ne sera pas un mal, c’est sur.
La France en 2006 a
péniblement atteint 2 % quand les
Etats Unis sont a 3.8 de même que
l’Espagne, et le
Royaume Uni et l’Allemagne sont …a 2.7% pour ne prendre que des pays comparables bien sur.
La moyenne de la zone euro est tout de même a
2.9%, un point de plus que la France.Alors on suppose que le futur Président espère au moins 2.5 %.
Comment ?
Tous les gouvernements depuis des années
« tablent » sur 2.5 % qui ne viennent
jamais.Comment va-t-on faire pour atteindre 2.5 % ou 3 % ? ce que nous
n’avons pas fait depuis 25 ans !La croissance ne se décrète pas, e
lle se provoque.Pas plus qu’un gouvernement ne crée des emplois (sauf les fonctionnaires bien sur ce que Ségolène Royal n’a pas oublie),
les entreprises le font..Est ce que une fois pour toutes on va parler d’Economie, la vraie avec un grand E ?
Est ce que l’on va parler du fait que sur les 400 Milliards de dépenses,
180 sont les rémunérations des fonctionnaires ?Est ce que l’on va parler du budget de la défense qui est de
36 Milliards quand celui de la
Justice est de… 6 ? Et celui de
l’enseignement supérieur est de 21.Va-t-on parler de cela une fois pour toutes.
Va-t-on lui poser des questions de ce type et lui demander d’être précis quand il ne l’est pas ?
Va-t-on lui dire que 10 % des dépenses
« redéployées » comme il dit, ce n’est pas si terrible que cela a trouver, et cela resoud le déficit actuel.
Est ce qu’une entreprise qui bâtit un plan de redressement ne peut pas tabler
sur 10 % d’économie ?C’est trop complique pour les
« français qui ne comprennent rien a l’économie ? », que l’on ne puisse pas en parler ?
Est-ce que pour être sur qu
« ils comprennent » a l’avenir on ne pourrait pas leur enseigner l’économie ?
De préférence pas le marxisme qui n’existe plus nulle part, mais l’économie capitaliste.
Toutes ces questions sont elles incorrectes ou taboues ?
Est ce trop demander a notre futur Président de bien vouloir nous communiquer les détails de son plan de redressement afin que nous puissions
l’approuver en Assemblée Générale le 6 Mai et de demander a notre
Conseil d’Administration (le Parlement) de bien vouloir en assumer le suivi et le contrôle ?
Conseil d’Administration bien sur mobilise a 100 % sur cette mission puisqu’ils ne sont pas bénévoles
donc n’ont pas besoin de faire un a autre job..…Est ce trop demander ?
Franchement !
Alors si François Chereque et 40 journalistes sont d’accord avec nous, allons y.
Au boulot.
Vous étés 40 a vous le repartir, et il reste que 2 mois et demi.
Il y a urgence
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