
Troisième volet de notre présentation de la vie politique américaine et de l’élection présidentielle en particulier,
nous allons nous attarder aujourd’hui sur les medias.Ici comme en France, et sans doute plus encore, ils jouent un rôle majeur.
Ils sont même
des acteurs à part entière.La politique est omniprésente dans les medias.
D’abord, il est bon de rappeler que les medias font partie intégrante de la culture américaine depuis longtemps.
Les américains avaient la télévision en couleur dans les
années 50 et la presse écrite n’est nulle part
plus puissante qu’en Amérique.Il existe des centaines de journaux, des milliers de stations radios et 200 chaînes de télévision.
Ce qui se passe en France, a démarre ici depuis longtemps, les medias audio visuels petit à petit remplacent la presse écrite.
Les grands journaux nationaux souffrent.
Certains,
surtout les plus connus, sont en perdition et en faillite virtuelle permanente.
En revanche, les journaux locaux sont solides et florissants.
L’explication du phénomène est simple et spécifique au fédéralisme américain. L’information quotidienne dont les américains ont besoin c’est leur environnement, c’est leur vie de tous les jours.
Donc elle est locale.
L’information politique et les affaires du monde, c’est la radio et surtout la télévision.
Les grands journaux nationaux n’intéressent donc plus grand monde.
L’immense majorité des américains d’ailleurs ne s’en plaint pas.
Car ces grands titres comme le
New York Times, ou le
Los Angeles Times pour ne citer qu’eux sont à la gauche de la gauche.
Ils sont comme beaucoup d’autres du même type extrêmement radicaux.
Ils représentant un lectorat et un électorat très faible (voir 2eme partie) et ont donc des tirages en chute libre.
Ils ont la chance d’être finances,
sponsorises serait plus juste par quelques milliardaires rouges qui les sauvent régulièrement de la disparition.
Le malheur, pour les Etats Unis, est que ces journaux qui ne représentent pas grand chose dans l’opinion américaine sont considères comme la
« bible » et le journal de référence ailleurs dans le monde.
En France en particulier il suffit de lire le
New York Times pour savoir de quoi
parlera France 2 demain…Ces journaux n’intéressent plus guère que ce que les américains appellent
« Washington » qui correspond a ce que Raymond Barre appelait le
« microcosme ».Hélas les correspondants de presse étrangers sont tous a Washington et a New York, et ne
lisent que ça.Phénomène qui explique beaucoup l’anti américanisme européen par exemple.
Car ils sont clairement
anti américains. Contre le système économique, contre les valeurs traditionnelles contre une certaine idée du rôle de l’Amérique dans le monde.
Ils sont clairement considères comme
« gauchistes » par l’immense majorité du peuple américain.
Vous comprenez mieux l’estime dont ils jouissent dans la presse française……..
Les autres, les journaux locaux sont beaucoup plus modères et beaucoup plus équilibres.
En outre ils ont conserve une tradition journalistique extrêmement précieuse qui consiste a faire le distingo entre l’information factuelle et les editos.
De sorte que les editos donnent clairement la ligne rédactionnelle du journal, sans ambiguïté.
D’une façon générale, il n’est quand même pas contestable de dire que la Presse écrite est plutôt a gauche.
Les radios sont innombrables. Au moins plusieurs centaines ne passent pas de musique du tout. Elles n’ont que des
talk show à longueur de journée.
Programme au cours duquel l’animateur évoque sans cesse les phénomènes de société ou les sujets politiques qui font débat (voire deuxième partie).
Quelques unes d’entre elles sont 100 % de droite ou 100 % de gauche.
Mais la plupart d’entre elles ont des animateurs de t
outes tendances. Mais au bout de 5 minutes il est difficile de ne pas savoir de quelle cote il penche.
C ‘est la où réside la différence majeure avec les medias français. Ici, ils s’affichent clairement.
Reste les télévisions qui comme chacun sait font parties intégrantes de la vie américaine. Il y en a partout
Il y a environ 200 chaînes aux Etats Unis et comme en France une bonne centaine n’a aucun intérêt.
Une différence de taille, est que
98% des américains ont le câble (18 % en France) et les captent toutes.Il y a d’abord les « grands network » NBC ABC CBS qui correspondent plus ou moins à nos TF1, France 2, FR3, M6
C’est a dire que ce sont des chaînes généralistes avec quelques tranches info. Principalement les grands journaux.
Quelques émissions d’info ici et la (60 minutes, Dateline) qui sont une sorte d’Envoye Spécial, mais pas grand chose
La grande particularité américaine ce sont l
es chaînes toute info.CNN était bien sur la première mais elle n’est plus la seule.Loin s’en faut.
Il y en a 3 autres en tout cas pour l’information dite politique
CNBC, MSNB et Fox News. La plus regardée étant de loin Fox news,
bien avant CNN désormais. Notamment son animateur vedette
Bill O’ReillyCes chaînes émettent 24 h/24 et font peu de re diffusion (sauf au milieu de la nuit) et se livrent évidemment une compétition acharnée.
La recherche du scoop est évidemment la règle et chacun sait ici que lorsqu’ils mettent le doigt (ou le pied) sur une affaire le moins que l’on puisse dire c’et qu’ils
ne la lâchent pas. Ces chaînes croyez moi, quand elles cherchent une info, elles la trouvent
Pour rester sur notre sujet de la vie politique il est clair que ces heures de programme permettent de débattre en permanence des différents sujets sociologiques ou plus strictement politiques.
Chaque fait divers est bien sur traite et sur traite, mais dans l’optique du problème de société qu’il pose.
En un mot la politique est omniprésente.Les leaders politiques aussi.
Les déclarations des uns et des autres, les polémiques les problèmes quotidiens relevés par tel ou tel fait divers sont traites en général a fonds.
Comme pour les radios, ces chaînes ont des animateurs qui affichent clairement leur préférence.
Pas tous la même.
Certains programmes sont même animes par un tandem clairement d’avis différent. C’est le cas
d’Hannity et Colmes sur Fox. Ou le fameux
Crossfire sur CNN.Cela étant, et c’est un point très important a signaler il ne nous semble pas contestable qu’elles sont
« plutôt » tendance républicaine.
En tout cas tendance
conservateur. Elles sont clairement en tout cas
un contre poids avec les grands titres de la presse nationale et les grands networks généralistes qui sont eux clairement a gauche.
Juste une info pour finir le dessus.
Les deux grands interviewers de ces chaînes sont Tim Russert et Bill O’Reilly.
Tim Russert anime une émission qui s’appelle
MEET THE PRESS sur MSNBC. Il reçoit tous les dimanches un invite.
Depuis quelques semaines et pour plusieurs mois, un des candidats déclarés.
L’émission dure 1h30 et croyez moi l’interviewé n’est pas a la fête.
A la fin de l’émission, j’aime autant vous dire que en savent plus sur les idées et le programme des candidats.
Bill O’Reilly anime THE FACTOR, émission quotidienne d’une heure.
Il est considère comme l’interviewer le plus redoutable de la télévision.
Quand il pose une question dont la réponse est supposée être OUI ou Non, vous n’avez pas intérêt a répondre
« si vous permettez je voudrais d’abord faire 3 remarques… » Voyez ce que je veux dire......
En 2002, John Kerry a refusé de venir à ces deux émissions.
Inutile de vous dire qu’on la su ! Plutôt deux fois qu’une.
Vous connaissez la suite. Si cela n’explique pas tout, ça y contribue largement.
En conclusion donc, nous dirions que l’info au sens large, est non seulement beaucoup plus présente qu’en France du fait du nombre des chaînes, mais que la politique y tient une large part, que la ténacité des journalistes américains n’est plus a démontrer et que les tendances politiques des différents medias sont plus
équilibrees qu’en France.Meme si le
politiquement correct , ne ici, et la pensee unique ont la vie dure, la diversite des tendances et des opinions les rendent
moins presents qu’en France.Voilà ce qui nous semble être un résume succinct mais juste des medias américains, en esperant vous aidez a mieux comprendre cet environnement.
Prochain article : les candidats et l’évaluation de leurs chances..
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