Partager l'article ! LA PME EST-ELLE L'AVENIR DE L'HOMME ?: Il existe parfois des bouquins qui osent aller a contre courant de la pensée unique, et comme vous imagin ...

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Il existe parfois des bouquins qui osent aller a contre courant de la pensée unique, et comme vous imaginez bien nous sommes les premiers à nous en réjouir, farouches opposant à cette perversion intellectuelle que nous sommes.
C’est donc le cas « L’impuissance publique, le déclin économique français depuis Napoléon » paru chez Economica et écrit par deux professeurs de l’EDHEC Business School ( qui ne se fait pas appeler EBS…mais presque), Noël Amenc, et Benoit Maffei.
Il y a hélas peu de chances que vous entendiez parler de ce bouquin dans les émissions littéraires de la télé.
D’autant moins de chances d’ailleurs qu’elles sont sans doute toutes en vacances….
C’est d’ailleurs dans le Financial Times que les auteurs ont eu le loisir d’expliquer leur point de vue et de présenter leur livre.
Bon le bouquin n’est pas a proprement parler un livre de plage, mais il n’en est pas moins très intéressant pour autant.
Les auteurs dressent d’abord un constat pour le moins peu flatteur des politiques économiques gouvernementales depuis 30 ans.
Bon vous n’êtes évidemment pas surpris pourquoi cela a retenu notre attention.
L’ouvrage remet notemmenten en cause le mythe de la toute puissance publique et de la capacité des politiques publiques à enrayer le long déclin économique de la France.
En effet, précise Noel Amenc au quotidien britannique « les politiques menées sur trois décennies n'ont pas été capables d'enrayer le déclin industriel français, qui est aujourd'hui l'un des plus avancé des grands pays de l'OCDE. »
Jusque la nous sommes quelques uns à être du meme avis….
Helas.
Mais précise l’auteur « Pourtant en la matière, les gouvernements successifs ont été ambitieux. Il y a eu la politique de plans entre 1974 et 1981, ensuite la grande vague de nationalisation. Mais pour autant, celles-ci n'ont permis ni de protéger l'industrie manufacturière existante, ni de créer des avantages technologiques de façon à créer en France des industries de pointe »
Voila un point que depuis longtemps nous évoquons, et qui de notre point de vue n’est pas suffisamment mentionné ici et la.
Mais en l’espèce, ce qui est intéressant dans ce bouquin et que bien sur ne manque pas de relever le Financial Times, c’est que les auteurs avancent des explications au delà des jugements politiques.
« C’est parce que ce sont les grandes entreprises qui ont raflé toutes les aides gouvernementales, grâce entre autres au noyautage des instances patronales, ce qui a eu pour conséquence de ne laisser aucunes chance à celles de plus petite taille »
Cette vision macro-économique très franco française a un nom rappelons le, c’est celui de l’énarchie...
Dont le synonyme pourrait être la dictature des hauts fonctionnaires.
Cela dit les énarques ou équivalent n’existent pas qu’en France, mais les auteurs soulignent qu’ils y font plus de dégâts qu’ailleurs.
«Première nation scientifique en 1800, la France n'est plus, depuis plus d'un siècle et demi, un pays leader en matière de progrès technique. Elle n'a pas su, non plus, profiter des opportunités de la révolution des Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication »
Doux euphémisme qui nous ramènent comme par hasard aux articles précédents sur l’Education Nationale et la nécessaire reforme des programmes…
Cela étant pour notre part nous défendons depuis bien longtemps l’idée que la véritable économie d’un pays en termes social, en termes de pouvoir d’achat, et de qualité de la vie, c’est son tissu de PME et non pas les stars du CAC 40 (meme s’il en faut bien sur..).
Or les PME françaises ont été régulièrement maltraitées par le politique, à cause de leur viscérale volonté de pouvoir, et de leur viscérale volonte centralisatrice au niveau des décisions.
A cause aussi sans doute « d’une marxisation des esprits » qui a longtemps considéré le patron comme « le diable ».
Situation dont je ne suis d’ailleurs pas certain que l’on soit sortis.
Il suffit de voir et de lire les amalgames encore trop souvent pratiqués entre les patrons de PME (y compris d’une certaine taille) qui peinent à se verser leur salaire, qui pleurent des lignes d’escompte, et les champions du CAC 40 qui eux ne perdent pas une occasion de se verser des bonus de folie, des que Sarkozy a le dos tourné….
Et le refus systématique de la prise en compte de la spécificité de la PME, matérialisé par exemple par l’absence d’un « Small Business Act » a la française, et l’obsession stupide de traiter systématiquement la PME du coin comme Renault ou Peugeot, tant au niveau fiscal , qu’au niveau social (sur les charges sociales entre autres) a on le sait des résultats catastrophiques.
Et bien les auteurs du bouquin semblent sur la meme longueur d’ondes que nous au moment ou Sarkozy justement parle « d’une nouvelle politique industrielle »
Noel Amenc conclue en effet au Financial Times « Ce que je crains, c'est qu'une fois de plus, les moyens soient concentrés sur un petit nombre de grandes entreprises au détriment des PME. Or ce sont elles qui sont les leaders incontestés en Europe et notamment en Allemagne et en Italie. La France a fait d'autres choix. Elle a développé une économie de services, surtout de services à la personne, caractérisée par de faibles gains de productivité et donc par une faible hiérarchie des salaires »
Avec un constat peu réjouissant « ce qui veut dire que sans industrie, le niveau de vie des Français aura du mal à augmenter »
On espère que les deux compères ont envoyé leur bouquin à l’Elysée...
Remarquez, pour en avoir fait l’expérience moi-même, avoir la certitude que l’Elysée l’a reçu… n’est pas la certitude que
LES 25 PROPOSITIONS CHOC DE LA COMMISSION ATTALI2) Renforcer les régions et les intercommunalités en faisant progressivement disparaître en 10 ans l'échelon départemental. Le Président Sarkozy s’est déjà déclaré oppose. On le regrette. 3) Réduire le coût du travail pour toutes les entreprises. L’objectif est de supprimer 3 points de cotisations sociales répartis entre une augmentation du salaire net (impact sur le pouvoir d'achat) et une diminution du salaire brut (effet positif attendu sur l'emploi). En contrepartie la CSG sera relevée de 0,6 point et la TVA de 1,2 point Fort interessant. Ce sera une des mesures dont il sera interessant d’observer le suivi…… |
CA NOUS A PLU
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