Partager l'article ! BARACK OBAMA ...LE SOCIALISTE: Depuis quelques semaines la presse américaine, et avec elle le grand public, découvre tout un vocabulaire é ...

| Février 2012 | ||||||||||
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Depuis quelques semaines la presse américaine, et avec elle le grand public, découvre tout un vocabulaire économique qui lui était jusque la totalement étranger.
Nationalisation, répartition des richesses, taxation des plus riches, intervention de l’Etat et même jusqu’au mot tabou s’il en est pour un américain, le mot socialisme.
Avec des références d’ailleurs constantes a la France, considérée comme experte en la matière…
Inutile de vous dire que dans la bouche de ceux qui nous citent en exemple ce n’est pas un compliment….
L’apparition de ce qualificatif a caractère pour le moins péjoratif dans l’esprit américain vient des interrogations et doutes que suscite en fait l’action du Président américain Barack Obama depuis 50 jours.
En particulier dans le domaine économique.
Pour tout dire c’est carrément lui qui est soupçonné d’être en train de basculer dans ce qui reste pour beaucoup ici une quasi maladie mentale….
Par les Républicains purs et durs bien sur, mais pas seulement.
Bon nombre d’économistes et de commentateurs pourtant relativement impartiaux s’interrogent également.
Il faut dire qu’en a peine 50 jours le nouveau Président a la manière de notre Sarkozy en 2007 a sérieusement « décoiffé » par son activisme.
Et pour tout dire par son interventionnisme auquel les américains ne sont guère habitués.
Il est évident que l’ampleur et la brutalité de la crise que nous connaissons justifient pleinement « l’intervention » du Président nouvellement élu dans le domaine économique notamment.
Il en est d’ailleurs ainsi dans tous les pays...
Mais les américains sont peu habitués à ces politiques.
Meme plus du tout à dire vrai depuis les années 30… dont les survivants sont rares.
De surcroit, comme en France ces aides sont versées à ceux qui ont la pire des images dans l’opinion publique.
Les banques et les Institutions financières diverses, pas besoin de faire un dessin.
Mais les autres, comme les grands groupes automobiles ne sont pas forcement tellement mieux perçus.
Soupçonnés de collusion avec les groupes pétroliers, et souvent vitrines de ces big Corporate America, ils sont synonymes dans l’opinion de big salary, big privilèges et surtout big bonus…..
Du coup les décisions du Président qui multiplie les plans de « stimulus » pour relancer l’économie sont plus ou moins bien comprises et plus ou moins bien perçues.
En tout cas par les « experts ».
Pour l’instant l’opinion publique elle, lui maintient sa confiance.
L’immense majorité des américains (68 %) lui accorde sa confiance, et surtout souhaite sa réussite, mais beaucoup commencent à être tenaillés par le doute devant les critiques et les mesures dont la cohérence entre elles ne sautent pas toujours aux yeux…
Sa cote de confiance d’ailleurs baisse depuis quelques jours car l’impatience grandit.
Le monde entier parle de son plan a 800 billions de dollars alors qu’en réalité c’est de plus de 2.5 trillions qu’il s’agit.
Car le plan Obama s’ajoute a tous les plans Bush déjà mis en place précédemment, de meme qu’a quelques autres relances spécifiques comme AIG ou encore l’automobile.
Et cette somme donne le vertige même à ses soutiens les plus fidèles.
Coincé entre des plans de relance indispensables pour éviter les faillites avec leurs conséquences sur l’emploi, et le légitime souci de l’argent du contribuable notion très sensible aux US, Obama et son équipe s’active, tout le monde le reconnait.
Mais à ce jour en contradiction avec l’opinion publique les experts et en particulier les marchés sont sceptiques.
Obama a mis en place de fait des nationalisations plus ou moins déguisées qui sont la hantise des américains et surtout des marchees.
D’ailleurs, jusqu'à il ya quelques jours encore, chaque fois qu’Obama prenait la parole, Wall Street perdait 250 points…..
A tel point qu’a l’instar du General de Gaulle avant lui, Obama a été amené à déclarer
« que les réactions du Wall Street ne l’intéressaient pas ».
Mais cette phrase est une hérésie ici, tant justement la bourse intéresse et concerne tout le monde. La Fed d’ailleurs ne s’y est pas trompée.
Pourtant dans le domaine de la politique étrangère sujet toujours sensible, vous avez très certainement noté que les changements sont …quasi inexistants.
Contrairement aux rumeurs alarmistes que les Républicains faisaient courir pendant la campagne et comme Bon Appétit Messieurs vous l’avait indiqué les « intérêts américains dans le monde » sont préservés et les alliances aussi.
Hillary Clinton s’est chargée de faire passer le message, il n’y aura pas de révolution.
Le ton est certes un peu différent mais chacun a bien compris que l’essentiel ne changera pas.
Pas de surprise la dessus.
On y reviendra bientôt car il ne faut pas etre dupe de l’operation de com avec l’Iran….
En revanche sur le plan intérieur, a l’instar de Sarkozy en son temps, le Président Obama veut aller vire et profiter au maximum de son état de grâce pour mettre en place la rupture.
L’économie, les banques, l’automobile, Guantanamo, la fin de la guerre en Irak, le redéploiement en Afghanistan, un plan pour l’énergie, Obama ne chôme pas et les plans de reforme se succèdent a un rythme effréné.
S’il rencontre des difficultés en se heurtant au réel sur le système de santé, il tient en revanche une de ses promesses de campagne : la reforme du système éducatif.
Et quand les journalises et chroniqueurs télé qui prennent souvent la France en exemple quand ils parlent de socialisme, et que parfois font des comparaisons avec Obama, ils feraient bien de se pencher sur le discours des élites françaises sur l’enseignement, cela leur montrerait le chemin à parcourir par Obama pour mériter le qualificatif.
Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il en est loin.
Jugez plutôt.
Présentant sa réforme du système éducatif, Barack Obama a indiqué comme si cela était une évidence que « l’enseignement supérieur américain continuait à faire pâlir d’envie les autres pays », mais il précise « que l’enseignement secondaire laisse à désirer ».
Et d’enfoncer le clou.
« Nous ne sommes plus les meilleurs en mathématiques, en sciences et en lecture nous avons laisse la qualité de nos enseignements chuter et d’autres pays nous dépasser ».
Avouez que nous sommes loin de notre bonne vieille langue de bois franco française…. Mais vous n’avez encore rien vu.
Obama a défini ses objectifs : avoir le plus « fort pourcentage de diplômés au monde en 2020 » et que pour y parvenir, il « fallait investir dans l’école maternelle et les écoles de soutien ».
Jusque la on n’est pas surpris.
Mais le plus décoiffant reste à venir quand il annonce « les moyens ».
Monsieur Darcos, attachez votre ceinture !
Car laissez moi vous dire que si Obama emprunte quelques chemins du socialisme, il a encore de sérieux progrès à faire dans le vocabulaire et la sémantique.
Même la droite française pourrait prendre des leçons d’un discours anti langue de bois qui ferait rêver les french.
« Il faut faire le ménage dans les programmes d’enseignement couteux et inefficaces » annonce d’entrée le Président
« Et pousser les différents Etats (States) a mettre en place des standards plus stricts pour mesurer la progression des élèves ».
Du socialisme comme cela on en veut bien…
Et pour finir il annonce sa botte secrète qui ferait pâlir même Claude Allègre.
Le Président propose en effet de « rémunérer les professeurs au mérite » et sans mollir « de renvoyer les plus mauvais ».
Non vous ne rêvez pas c’est le plan du « socialiste » Obama.
Et au cas où il y aurait encore de l’ambigüité dans votre esprit Barack Obama précise « soyons clairs, si un enseignant a qui on donné sa chance ne s’améliore pas, il n’a aucune excuse pour continuer à enseigner » le tout sous les applaudissements enthousiastes de la salle.
Comme vous pouvez constater le Président qui conclue en précisant que sur son plan de 800 billions, prés de 100 seront consacrés à l’éducation a encore des progrès à faire pour être un socialiste « à la française » digne de ce nom.
Mais que voulez vous les commentateurs américains manquent d’expérience sur le sujet.
Ils pêchent définitivement par ignorance…
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LES 25 PROPOSITIONS CHOC DE LA COMMISSION ATTALI2) Renforcer les régions et les intercommunalités en faisant progressivement disparaître en 10 ans l'échelon départemental. Le Président Sarkozy s’est déjà déclaré oppose. On le regrette. 3) Réduire le coût du travail pour toutes les entreprises. L’objectif est de supprimer 3 points de cotisations sociales répartis entre une augmentation du salaire net (impact sur le pouvoir d'achat) et une diminution du salaire brut (effet positif attendu sur l'emploi). En contrepartie la CSG sera relevée de 0,6 point et la TVA de 1,2 point Fort interessant. Ce sera une des mesures dont il sera interessant d’observer le suivi…… |
CA NOUS A PLU
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