Partager l'article ! PARTI SOCIALISTE : A VOULOIR TUER SEGOLENE ILS FINISSENT DANS LA BOUE: 42 voix. C’est finalement la différence qui sépare les d ...

| Février 2012 | ||||||||||
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42 voix.
C’est finalement la différence qui sépare les deux candidates à l’élection au poste de Premier Secrétaire du Parti Socialiste.
42 voix en faveur de Martine Aubry.
Décidément rien n’aura été épargné à Ségolène Royal.
Pas même un résultat final entaché de suspicions.
42 voix sur 130 000 ca n’est évidemment pas beaucoup et quand on connait « l’historique » des élections au P.S, et Ségolène le connait, nul doute que le résultat ne va pas être entériné facilement.
Le clan Royal vise précisément les Fédérations du Nord (celle de Martine Aubry) et celle de Seine Maritime (Fabius) comme par hasard.
Dans ces deux Fédérations, Ségolène Royal a réalisé 20 % des voix ce qui est évidemment très peu comparé a son score national, même s’il s’agit du fief de ses pires ennemis.
En outre les résultats officiels ne sont pas les résultats communiqués à la presse par le bureau lui-même.
En Moselle, ce serait une légère erreur de comptage………
On se croirait en URSS dans les années 60…..
Le clan Aubry joue les vierges effarouchées en déclarant qu’ils n’ont rien vu d’anormal. Razzie Hammadi soutien de Hamon, sur le coup d’une heure du matin, sans doute plus honnête que d’autres, déclare qu’effectivement « il ya eu peut-être quelques irrégularités » mais ajoute-t-il alors qu’il ne connait pas le résultat final qu’elles « sont sans conséquences ».
Tu parles.
Quatre heures plus tard il a dut regretter amèrement d’avoir dit cela.
Le clan Royal, Manuel Valls, Vincent Peillon et Julien Dray en tête, parlent de « victoire volée », dénoncent « les combinaisons d’appareil, y compris dans les urnes » et annoncent qu’ils « contesteront le résultat par tous les moyens ».
Ambiance.
Décidément le P.S touche le fond.
La profonde division constatée au Congres de Reims, mélange de différences idéologiques et de détestations personnelles, déjà étalée au grand jour et sur la place publique, et atteint désormais son paroxysme..
Ce Parti n’en est plus un mais plusieurs.
Comment finira cette histoire ?
Avec le P.S, tout est possible alors on se gardera bien de faire des pronostics.
Reste qu’au delà de l’arithmétique électorale et des déclarations des uns et des autres que vous lisez comme moi, quelques analyses s’imposent.
Ségolène royal a raté son coup.
Ou plutôt les éléphants du P.S ont réussi le leur, sur le plan arithmétique officiel (et a ce jour…)
Ségolène n’a pas réussi à prendre le contrôle du parti ce qu’elle voulait faire a l’échéance de 2012.
C’était évident depuis le 6 Mai 2007 au soir, quand elle s’extasiait sur ses « 17 millions d’électeurs ».
Depuis ce jour la Resistance interne du P.S s’est organisée.
En clair, pour la quasi totalité des dirigeants du PS a l’époque, il n’est pas question qu’elle y parvienne.
A ce stade on peut se demander « pourquoi tant de haine » ?
Après tout, si Ségolène Royal est la plus populaire d’entre eux et la mieux placée un jour pour réunir 51 % des voix des français pourquoi ne pas la choisir elle plutôt que des socialistes ringardisés et rejetés depuis longtemps par l’opinion ?
Voila un raisonnement de bon sens qui est celui de ceux qui ne sont socialistes, mais ce n’est pas celui des « soi disant éléphants » qui eux n’ont pas cette préoccupation.
Jospin, Fabius, Hollande et compagnie n’ont pas pour but numéro un de faire gagner le Parti et encore moins de gouverner la France (ils l’ont déjà fait).
Non, ils veulent avant tout conserver leurs privilèges, c'est-à-dire leur fonction, leur voiture, leur chauffeur et leurs notes de frais à l’intérieur du P.S.
Ils veulent conserver « leur petit pouvoir » pour continuer à exister.
C’est uniquement cela.
Et ils savent qui si Ségolène prend le pouvoir ils perdront le leur.
Elle l’a dit et redit de ce point de vue la les choses sont claires.
Du coup le Tout Sauf Ségolène (TSS) est une stratégie de survie.
En fait ils n’aiment pas Ségolène car elle leur fait peur.
Voila pour le constat.
Comment en est on arrivé là ?
Petit rappel des faits.
Dès Mai 2007 , alors que le Congres est prévu pour Novembre 2008, la botte secrète pour contrer Ségolène a un nom : Bertrand Delanoë.
Il n’est pas marqué par le passé, il n’a pas été Ministre, il est jeune et il n’a jamais été sali par les magouilles du Parti.
Il est le candidat parfait pour les têtes pensantes du PS.
Enfin pensantes, c’est une image….
D’ailleurs les sondages leur donne rapidement raison.
Il est le seul effectivement à pouvoir contrer Ségolène et même à pouvoir gagner.
Son poste de Maire de Paris lui confère une stature nationale, il est perçu comme plutôt sympa et sans être un lion il est a leurs yeux « quand même moins bête que la bécassine du Poitou ».
Première boulette ; la gauche du Parti ne l’entend pas de cette oreille.
Choisir entre Delanoë et Royal c’est pour eux comme disait Jacques Duclos en 1969 « bonnet blanc et blanc bonnet ».
Ils iront sous leurs couleurs et sortent du chapeau un jeune Député Européen de 41 ans Benoit Hamon.
Plutôt sympa et lui aussi un homme neuf et sensiblement moins rejeté qu’ Henri Emmanuelli , on en conviendra.
Deuxième boulette et celle la n’était pas prévue au programme l’opération Martine Aubry .
Seule une connaissance approfondie des arcanes du P.S peut permettre de comprendre un tel choix.
Comment peut-on en effet oser aller rechercher dans la naphtaline cette doctrinaire qui a donné son nom à la Loi la plus imbécile de la Vème République qui a gangréné la France sans doute pour 50 ans ?
Ce choix inouï qui s’avère contre toute attente aujourd’hui gagnant a un inspirateur : Laurent Fabius.
L’ancien Premier Ministre est considéré par tout le monde sauf par lui, comme un has been.
Mais il faut savoir qu’il déteste depuis toujours Jospin, Hollande et Rocard, qui le lui rendent bien.
Vous suivez j’espère ?
Les haines et les rancœurs du P.S ont toujours une longue histoire…
Fabius sait que si c’est Delanoë, son avenir n’est pas beaucoup plus rose (pardon du jeu de mot…) que si c’est Ségolène.
« Ils » l’éjecteront pareil.
Alors, l’opération Aubry qui visiblement n’en revient pas elle-même n’avait pas pour but de la faire élire, mais de « peser » sur Delanoë.
Fabius et Cambadelis en vieux renard du P.S ont vu dans le Maire de Lille la possibilité de négocier avec Delanoë et donc de sauver leurs postes.
Troisième boulette. Delanoe craque.
Bertrand Delanoë c’est clair, n’a pas voulu être le patron du P.S. en tout cas pas a tout prix.
Le prix à payer au Congres de Reims pour obtenir le soutien d’Aubry qui était prête à lui donner lui est apparu manifestement trop élevé.
Il lui suffisait de promettre tout et n’importe quoi a Aubry et il avait gagné.
Il n’a pas voulu payer ce prix la.
C’est sans doute a son honneur que d’avoir refusé quelques honteuses compromissions, et a la surprise générale il se retire pour ne pas se salir un peu plus.
Pire il refuse de donner une consigne de vote.
Catastrophe pour le clan Jospin,-Hollande, Ségolène a un boulevard devant elle.
Du coup, Aubry devient le derniers recours.
Elle se présente à 9h29, une minute avant l’heure de dépôt des candidatures ; c’est vous dire si elle a pris le temps de la réflexion.
Delanoë le lendemain la soutient âpres une nuit de harcèlement de ses « parrains ».
Depuis silence radio, ne m’emmerdez pas avec vos combines.
Quatrième boulette 25 + 25 = 34
Contre mauvaise fortune, bon cœur pour beaucoup, Aubry sera élue puisqu’elle « pèse » 50 % des voix avec celle de Delanoë.
Mais les militants apparemment ne sont pas du même avis.
En tout pas tous.
Et Ségolène fait 43 % contre 34 % a Aubry.
Clairement les supporters de Delanoë ne sont pas tous follement excités à l’idée du retour de la « dame des 35 heures ».
Nous les comprenons remarquez.
Comme m’a dit un ami marseillais (que voulez vous personne n’est parfait…) fidèle lecteur de B.A.M « Au moins l’avantage avec Aubry c’est qu’ils n’auront pas besoin de changer la photo…ils sont tous déjà dessus »…..
Excellemment bien vu.
Et apparemment 43 % des militants socialistes sont de cet avis.
Mais pour les leaders du TSS ils se rassurent en se disant que 43 %, cela ne fait pas 51.
Et ils n’avaient pas tort avec la suite que vous connaissez.
Néanmoins ce résultat de 50 / 50 entre Aubry et Royal appelle pour nous deux lectures.
La première c’est de constater que 50 % des militants socialistes ne sont pas tous des idiots et en ont marre comme tous les français de leurs dirigeants ringards et combinards.
La deuxième c’est de constater que 50 % des militants socialistes les aiment toujours…pour quelqu’un de normalement constitué et qui n’est pas socialiste cela parait absolument énorme mais c’est un fait.
Les résultats sont la.
La moitié des socialistes sont prêts à suivre Hollande, Jospin, Rocard, Lang, Fabius, Combadilis et Bartelone.
Inouï non ?
A dire vrai, on se demande comment Ségolène n’a-t-elle pas gagné ?
Non obstant tous les coups tordus que les dirigeants ont pu lui faire, on se demande comment et pourquoi les militants soi disant « de base » n’ont pas désavoué leur parti ? En notant au passage que n’ont voté que 50 % d’entre eux…
Et maintenant ?
Bonne question.
Quand bien même Ségolène aurait-elle gagné de quelques centaines de voix (ou même de quelques milliers)…
Quand bien même les socialistes si farouchement partisan du « recount » des voix en Floride en 2000 se l’appliquerait à eux-mêmes……..
Quand bien même retrouverait-on les bulletins malencontreusement « égarés » par les copains de Fabius en Seine Maritime….
Quand bien même quelques abstentionnistes se bougeraient les fesses pour se déplacer s’il devait y avoir un autre vote…..
Quand bien même…
Quand bien même…
Que restera-t-il à « diriger » pour la gagnante ?
Un champ de ruines et de haine.
Comment imaginer que ces gens la puissent travailler ensemble, élaborer le moindre programme, avoir le moindre débat sans en venir aux mains ?
Avoir tout simplement la moindre crédibilité aux yeux des électeurs ?
Nous n’arrivons pas à l’imaginer.
Le grand gagnant de cette pitoyable farce est évidemment Nicolas Sarkozy qui n’a jamais autant eu autant de chances d’être réélu en 2012 qu’aujourd’hui.
Le deuxième c’est François Bayrou qui a, a n’en pas douter, va aller chasser sur les terres socialistes dans les mois qui viennent.
Et Ségolène ?
Doit-elle vraiment se battre pour ramasser « ça » ?
Qu’en fera-t-elle le cas échéant ?
Quand nous imaginions il y a peu qu’elle ferait « le ménage » dans le Parti si elle était élue, on ne peut que constater aujourd’hui que ca n’est pas un balai qu’il lui faudrait mais un karcher…
Rendez-vous compte 65 000 militants qui la détestent sur 130 000 votants.
Car ce n’est pas autre chose que cela.
Ils ont vote contre elle pas pour Aubry.
Alors oui, même si le « trésor de guerre » cher à Philippe Dermagne sera difficile à abandonner, on ne peut que constater que le P.S n’a jamais été aussi prés de l’éclatement.
A se demander si a ce stade ce ne serait pas finalement une bonne chose.
LES 25 PROPOSITIONS CHOC DE LA COMMISSION ATTALI2) Renforcer les régions et les intercommunalités en faisant progressivement disparaître en 10 ans l'échelon départemental. Le Président Sarkozy s’est déjà déclaré oppose. On le regrette. 3) Réduire le coût du travail pour toutes les entreprises. L’objectif est de supprimer 3 points de cotisations sociales répartis entre une augmentation du salaire net (impact sur le pouvoir d'achat) et une diminution du salaire brut (effet positif attendu sur l'emploi). En contrepartie la CSG sera relevée de 0,6 point et la TVA de 1,2 point Fort interessant. Ce sera une des mesures dont il sera interessant d’observer le suivi…… |
CA NOUS A PLU
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